XVème sommet ordinaire de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale
Le chef de l’Etat tchadien a, dans son discours, déploré « le manque de volonté politique » dans l’intégration régionale, avant d’inviter ses homologues à œuvrer ensemble en vue du développement de l’Afrique centrale. «Si nous ne voulons pas que l’Afrique centrale soit le dernier wagon du train de l’émergence, abandonnons nos égoïsmes et nos nationalismes au profit d’une politique volontariste d’intégration, au bénéfice de nos populations. Mutualisons pour ce faire nos nombreuses potentialités économiques et nos ressources humaines. Créons un véritable espace économique intégré», a-t-il déclaré. L’intégration régionale a du mal à s’installer dans la CEEAC : la zone de libre échange et la libre circulation des personnes et des biens, décidées depuis quelques années ne sont guère effectives à cause de la réticence de certains Etats membres de la communauté. L’interconnexion des réseaux routiers et ferroviaires n’est pas encore réalisée dans la CEEAC, malgré l’existence d’un plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale qui prévoit entre autres, le pont route rail Brazzaville-Kinshasa, le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo, les routes Ouesso-Sangmélima (Cameroun) et Ouesso-Bangui-N’Djaména. En matière de sécurité, après avoir salué la mise en place d’une force régionale en attente en Afrique centrale, le président Deby Itno a sollicité l’appui des partenaires au développement en vue de la lutte contre la prolifération et la circulation des armes légères issues de la crise libyenne. Au total, cinq chefs d’Etat sur dix que compte la CEEAC ont pris part au sommet de N’Djaména, notamment les présidents Obiang Nguema de Guinée équatoriale, François Bozizé de la République centrafricaine (RCA), Paul Nkurunziza du Burundi, Idriss Deby Itno du Tchad et Denis Sassou N’Guesso de la République du Congo. Plusieurs mesures ont été décidées au cours des assises de la capitale tchadienne parmi lesquelles le transfert des eaux de l’Oubangui vers le Lac Tchad, la préservation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo et la lutte contre la piraterie dans le Golfe de Guinée. Selon le secrétaire général sortant de la CEEAC, le général Louis Sylvain-Goma, le conseil de sécurité de l’ONU a approuvé la sécurisation du Golfe de Guinée par la CEEAC en partenariat avec la commission du Golfe de Guinée et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). Par ailleurs, les chefs d’Etat de la CEEAC ont décidé de soutenir de manière unanime la candidature de Jean Ping à la présidence de la commission de l’Union africaine (UA) lors du prochain sommet de l’organisation continentale qui se tiendra à Addis-Abeba (Ethiopie). Créée en 1983, la CEEAC compte dix Etats membres à savoir la République du Congo, la RCA, la République démocratique du Congo (RDC), l’Angola, le Burundi, la Guinée équatoriale, le Gabon, le Tchad, le Cameroun et Sao Tome et Principe. Source : Congo-Site |
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