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Le Président

Discours aux Nations Unies sur le VIH

USA juin 2006

Le Président de l'Union Africaine a prononcé un discours qui a particulièrement marqué l'auditoire, à la Session Spéciale des Nations Unies sur le VIH/SIDA le 2 juin à New York. Texte intégral.

"Monsieur Le Président,

Monsieur Le Secrétaire Général,

Je prends la parole devant cette auguste assemblée, expression de notre idéal commun de paix et de solidarité, au nom de l'Union Africaine, et surtout au nom des millions d'Africains infectés et affectés par le VIH/SIDA.

Que doit vous dire l'Afrique, que vous ne sachiez déjà sur le SIDA, la pire des pandémies à laquelle le monde est confronté depuis plus d'un quart de siècle ? Quel cri l'Afrique doit-elle sortir de ses entrailles meurtries pour que sa douleur soit entendue et considérée à sa juste mesure ?

Simplement, Mesdames et Messieurs, vous rappeler que de tous les continents, l'Afrique est celui qui est le plus touché par les dégâts et ravages de ce redoutable fléau. L'Afrique est aussi, malheureusement, le continent qui dispose des moyens de riposte les plus dérisoires. Chaque jour qui passe, la situation générale ne fait qu'empirer. Aucune couche de nos populations n'est épargnée : les femmes et les jeunes, fondements et avenir de nos sociétés et de nos États, sont les plus atteints, hypothéquant ainsi gravement le développement de nos pays.

Dans ces conditions, que faire pour arrêter l'implacable pandémie ? Comment faire pour atteindre l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins du VIH/SIDA ?

L'Afrique elle-même essaie, avec ses ressources financières et techniques limitées, de s'organiser pour faire face à ce fléau à travers des programmes de prévention et de prise en charge globale.

C'est une Afrique unie qui s'est, en effet, retrouvée à Abuja, au Nigeria du 02 au 04 mai 2006, pour faire le point de la situation du VIH/SIDA sur le continent et capitaliser les bonnes pratiques en la matière.

A l'issue de ce Sommet Spécial, l'Union Africaine a pris date avec l'Histoire en réaffirmant ses engagements face à la lute contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme à travers l'appel d'Abuja 2006 et la Position Commune Africaine à la présente Session Spéciale des Nations Unies.

La Position Commune Africaine est une convergence, une approche continentale pour relever le défi que nous impose la pandémie du VIH/SIDA.

Les engagements que nous avons pris peuvent paraître pour certains trop ambitieux, voire irréalistes, mais face à une pandémie qui a déjà tué plus de vingt millions de personnes, seule une action rapide, énergique et massive s'impose si nous voulons atteindre les Objectifs du Millénaires pour le Développement.

Mais, comme nous avons eu l'occasion de le constater aux réunions de Brazzaville et d'Abuja, les obstacles à la réalisation de l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins du VIH/SIDA sont encore nombreux, notamment, la persistance et l'aggravation de la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les contraintes économiques, les conflits armés récurrents, les catastrophes naturelles, l'ignorance, la peur, la stagnation et la discrimination. C'est ici, une fois de plus, l'occasion de saluer les initiatives internationales en faveur de l'Afrique pour le financement de la lutte contre le VIH/SIDA et les autres maladies infectieuses. Notre profonde gratitude s'adresse à nos partenaires au développement, aux divers bailleurs de fonds, ainsi qu'aux pays du G8 qui ont pris l'engagement de mobiliser 50 milliards de dollars d'ici 2010 pour permettre d'accélérer l'accès universel à la prévention, aux traitements et aux soins du VIH.

Nous en appelons à la solidarité de la communauté internationale dans son ensemble. En effet, ce n'est qu'en unissant nos efforts, les efforts de nos pays, riches et pauvres ; ce n'est que par une prise de conscience et une mobilisation générales que nous pourrons relever le défi que, chaque jour, le SIDA lance l'humanité toute entière.

Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Notre responsabilité est historique, car le destin de millions d'hommes et de femmes dépend des engagements que nous prenons aujourd'hui.

Faisons donc notre immense espérance n'échoue sur le mur de la honte, celui des promesses non tenues.

Je vous remercie"

Les États Unis vont s'investir davantage dans la résolution de conflits et le développement économique de l'Afrique.

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Lire Article sur Congo Site© CsA, Brazza 05/06/2006